Vendre En Mai Et S'en Aller

Le dicton complet : « Selle in May and go away, comme back on St. Leger’s Day » (Vendre en mai, va-t’en, et reviens pour le jour de la course de la Saint-Léger, en septembre).
1. Le contexte
A l’époque victorienne en Angleterre, les banquiers et riches investisseurs quittaient la chaleur de Londres en mai pour passer l’été à la campagne. Le volume d’échange s’effondrait et le marché devenait amorphe jusqu’à l’automne.
2. La théorie des « 6 meilleurs mois »
Aux Etats-Unis (S&P 500) comme en Europe, on observe historiquement une symétrie de performance entre deux grandes périodes de l’année :
- Novembre à avril : Historiquement la période la plus forte (souvent +7 % en moyenne).
- Mai à octobre : La période la plus faible (autour de +2 % en moyenne).
3. Pourquoi l’adage est contesté aujourd’hui
Si vous vendez tout en mai pour vous mettre en cash, vous commettez souvent une erreur pour trois raisons :
- Les frais et la fiscalité : Sortir du marché et y rerentrer engendre des frais de courtage et déclenche l’imposition des plus-values, ce qui grignote la performance
- Le rendement reste positif : Même si la période mai-octobre est moins performante, elle reste positive à long terme(+2 %). Rester investir (stratégie Buy and Hold) rapporte généralement plus que de faire des allers-retours.
- Des étés parfois exceptionnels : Manquer les mois d’été peut coûter très cher lors des années de fort rebond (comme l’été 2020 après le COVID, ou la performance estivale de 2025).